jeudi 30 juillet 2026

Le château-musée de Blois en octobre 2025


Le musée des Beaux-arts de Blois est installé dans la demeure royale....Une pierre, deux coups !
Cornelis Van Cleve (1520-1567)
Vierge à l'Enfant | Virgin and Child
vers ca. 1550 Huile sur bois | Oil on wood
Van Cleve a peint plusieurs compositions de Vierge à l'Enfant où s'allient la tradition flamande, Finfluence de Léonard de Vinci et d'Andrea del Sarto. Le musée de Berlin conserve une autre version de notre tableau.
Dans cette composition toute maternelle, la pâleur mortelle
de la Vierge et la position de l'Enfant endormi induisent une prescience de la mort du Christ et préfigurent Fimage d'une pietà.

JeanBoucher,
alias Boucher de Bourges
vers 1575-1633
Vierge à l'Enfant | Virgin and Child
1627
Huile sur bois | Oil on wood
Voici un bel exemple de l'intérêt que portent les peintres français du début du 17e siècle à la leçon des génies de la Renaissance italienne classique que sont Raphaël, Léonard, ou ici Titien. La composition, peinte par Jean Boucher au retour de son troisième séjour en Italie, est en effet directement inspirée d'un modèle du maître vénitien. Après un séjour à Rome Jean Boucher s'établit définitivement à Bourges, sa ville natale, en 1604. Il y bénéficie d'importantes commandes religieuses dues à la nouvelle ferveur qui succède aux guerres de Religion.

Jean III Mosnier
(1600-1656), attribué à | attributed to
d'après after Andrea Solario (vers | ca. 1470/1475-1524)
La Vierge au coussin vert
| Madonna of the Green Cushion
1617-1619
Huile sur toile | Oil on canvas
Ce tableau passe traditionnellement pour être la copie peinte par Jean III Mosnier dans sa jeunesse à la demande de la reine Marie de Médicis alors en exil à Blois pour remplacer l'original de Solario qui se trouvait au couvent des Cordeliers et qu'elle souhaita acquérir pour sa collection.
A la suite de cette commande, la reine-mère envoya Mosnier en Italie pour parfaire sa formation.
Il en reviendra en 1625 pour travailler sur le chantier du palais du Luxembourg à Paris.

Jacques Stella (1596-1657)
La Vierge donnant de la bouillie à l'Enfant Jésus
| The Virgin Feeding the Infant Jesus
vers | ca. 1640-1650
Huile sur toile | Oil on canvas
Il s'agit d'une des très belles Vierge à l'Enfant de Stella, qui connaissent le succès tout au long de sa carrière. Le sujet insiste sur l'humanité du fils de Dieu: le cadrage serré, les détails pittoresques du réchaud ranimé par le petit angelot joufflu, l'Enfant emmailloté, l'éclairage à la bougie sont autant de moyens de recréer l'intimité du foyer marial.
On a longtemps pensé que ce tableau et son pendant, une Pietà conservée aujourd'hui au musée de Limoges, avaient été peints vers 1638-1639 pour décorer la chapelle royale du château de Saint-Germain-en-Laye. Mais leur présence n'y est attestée que depuis le 18° siècle.

Jean-Auguste-Dominique INGRES
1780-1867
Madone aux candélabres Madonna of the Candelabra 1817
Huile sur folle
Of on canvas
Chateau royal de Blois

Jean Perréal
(vers ca. 1455-1530), d'après | after
Portrait de Louis XII | Portrait of Louis XII 17e siècle 17th century Huile sur toile | Oil on canvas
Ce portrait est une copie exécutée au 17e siècle d'après un original attribué à Jean Perréal qui figure dans la collection des monarques anglais depuis le début du 16e siècle et est aujourd'hui conservé au château de Windsor. La commande en fut sans doute passée à l'occasion des préparatifs du mariage de Louis XII avec Mary Tudor, fille d'Henri VIII d'Angleterre, en 1514.

François Caumette
(-1747), attribué à | attributed to
Allégorie de l'Eau dit aussi Naïade au bord de la Mosson |Allegory of Water also called Naiad on the Banks of the Mosson
Huile sur toile | Oil on canvas
Cette figure allégorique provient du château de Saint-Germain-Beaupré en Creuse, comme la galerie de portraits présentée dans cette même salle. Élève méconnu de Jean de Troy (1638-1691), François Caumette réalise l'essentiel de sa carrière
à Montpellier où il fréquente Antoine Ranc (1634-1716) et son élève Jean Raoux (1677-1734). Cette allégorie et deux autres versions conservées au musée Atger de Montpellier et à l'hôtel de Chaulnes, place des Vosges à Paris, s'inspirent d'un décor commandé par Louis XIV pour le château de Marly.

Philippe de Champaigne
(1602-1674), attribué à | attributed to Allégorie de la Providence royale | Allegory of Royal Providence
vers (ca. 1625-1626
Huile sur bois | Oil on wood
Ce petit panneau habile mais tronqué est un fragment du décor du palais du Luxembourg construit par Salomon de Brosse pour la reine Marie de Médicis entre 1615 et 1630. La reine y rassemble les oeuvres des meilleurs représentants de la peinture européenne de l'époque, Rubens, Gentileschi, Baglione, Passignano, Ligozzi, Vouet, et pour le décor les jeunes Poussin, Champaigne, ou encore le Blésois Jean Mosnier. Cette figure de la Providence royale - une main appuyée sur un globe et l'autre tenant à l'origine un aviron - faisait partie d'un ensemble de quatre peintures à sujets allégoriques ornant le plafond de la chambre d'apparat de la Reine.

Pierre Mignard
(1612-1695)
Hélène Foucault, marquise
de Saint-Germain-Beaupré
(vers ca. 1660-avant | before 1691)
vers ca. 1677-1680
Huile sur toile | Oil on canvas
Hélène Ferrand, fille unique de Pierre Ferrand, écuyer, seigneur de Janvry, conseiller au Parlement de Paris, et d'Hélène Gillot, épouse Louis Foucault, marquis de Saint-Germain- Beaupré (1643-1719) le 20 décembre 1677
Élève de Jean Boucher de Bourges et de Simon Vouet, Mignard remplace progressivement le peintre Le Brun à la cour de Louis XIV. Il fit un portrait du roi et un autre de Madame de Montes Ce dernier tableau
constitue le prototype des portraits féminins de Mignard.

Johann-Carl Loth, dit | alias Carlotto
(1632-1698)
David vainqueur de Goliath | David victor of Goliath
vers 1670
Huile sur toile | Oil on canvas
Le jeune berger David terrassant le géant Goliath d'un habile jet de fronde est un des thèmes de prédilection des peintres italiens du 17e siècle depuis les archétypes élaborés à Rome par Guido Reni et le Caravage. D'une part, Loth se montre ici le digne successeur du premier en choisissant d'exploiter la rhétorique de la séduction plutôt que celle du pathos; mais d'autre part, c'est l'atmosphère vénitienne
du cercle des tenebrosi qui domine.

Claude Vignon (1593-1670)
La mort de Lucrèce
| The Death of Lucretia
vers ca. 1640-1650
Huile sur toile | Oil on canvas
Héroïne romaine, symbole de vertu, Lucrèce est violée par le fils du roi Tarquin le Superbe et se donne la mort en présence de son mari, Collatin, et de son père, après leur avoir fait jurer de la venger. La construction aux rythmes accusés, la représentation lyrique de la figure humaine, l'écriture énergique, dense de matière et ébauchée à la fois, la négligence de certains détails anatomiques aboutissent à une théâtralité de mélodrame

L'Adoration des Mages
Jean III Mosnier (1600-1656)
XVIIe siècle 17th century
Huile sur toile | Oil on canvas
Inv. ME.1.4 Classée Monument Historique en 1972
Habituellement exposée à l'église Saint-Nicolas (Blois), cette toile vient enrichir le parcours du musée, le temps des travaux de restauration de l'église. Vous pouvez ainsi la découvrir aux côtés d'une œuvre du même artiste conservée par le musée : Le Temps foulant aux pieds la Fortune est couronné par la Renommée.

Sébastien Bourdon (1616-1671)
Eliézer et Rebecca au puits
| Eliezer and Rebecca at the Well vers | ca. 1645-1648
Huile sur toile | Oil on canvas
Eliézer, chargé par Abraham son maître de chercher une épouse pour son fils Isaac, rencontre Rébecca à la fontaine. Elle lui offre à boire et est ainsi désignée par Dieu. Élégance souriante, rythme dansant et poésie légère, infinies nuances d'une palette froide et argentée qui se souvient de la richesse tonale des Vénitiens: c'est certainement ici le chef-d'œuvre du 17e siècle français conservé dans les collections du château de Blois.

Claude François, dit Frère Luc or Brother Luke
(1614-1685)
Saint François d'Assise en prière | Saint Francis of Assisi praying
vers ca. 1650
Huile sur toile | Oil on canvas
L'oeuvre du récollet Claude François, en religion Frère Luc, est une découverte récente de l'histoire de l'art. Ce petit tableau de dévotion est caractéristique de sa manière imprégnée d'un mysticisme plein d'effusion-notez la larme au coin de l'oeil -, surtout quand il s'attache à la figure du saint patron de son ordre. Comme pour la Mater dolorosa du musée des Beaux-Arts de Tours, l'influence du bolonais Guido Reni est évidente.

Nicolas Brenet (1728-1792)
Saint François de Sales en prière | Saint Francis of Sales praying
vers ca. 1760-1770
Huile sur toile | Oil on canvas
Élève de François Boucher (1703-1770), Nicolas Brenet participe au mouvement pictural qui réagit contre le rococo qu'illustre superbement son maître. Comme les premiers néo-classiques avant David, son art s'apparente à celui des peintres du 17e siècle

Victor Mottez
(1805-1897)
Médée Medea
1865
Huile sur toile | Oil on canvas
Originaire de Lille, élève d'Ingres, Mottez s'est fait connaître par ses recherches sur la technique de la fresque. La tragédie d'Euripide trouve ici une lecture théâtrale qui s'inscrit dans le courant néo-grec, à la mode sous le second Empire (motif en palmette de la draperie et couleurs rouge, bleu, vert, provenant des temples grecs). Le drame est rendu sentimental par les jouets renversés des enfants que leur mère va égorger.

Ary Scheffer (1795-1858)
La mort d'Eurydice The Death of Eurydice
1814
Huile sur toile | Oil on canvas
Peintre d'origine hollandaise qui eut une influence considérable sous le règne de Louis-Philippe, Scheffer est dans cette œuvre de jeunesse (il a 19 ans) entièrement dominé par l'enseignement de son maître Pierre- Narcisse Guérin (1774-1833), auteur de Phèdre et Hippolyte, Enée et Didon, le Retour de Marcus Sextus, au musée du Louvre.
La douleur concentrée et intériorisée d'Orphée qui vient de perdre Eurydice, et le corps de la morte sont issus des Funérailles d'Atala (1805) de Girodet qui modèle alors
fortement le sentiment romantique

Théodule Ribot
(1823-1891)
Saint Vincent martyr | Saint Vincent, martyr
vers | ca. 1880
Huile sur toile | Oil on canvas
Saint Vincent, diacre de Saragosse, est martyrisé par Dacien en 304; son corps, miraculeusement protégé des bêtes sauvages par un corbeau, est pieusement enseveli et à l'origine de nombreux miracles.
Peintre et aquafortiste, spécialiste de natures mortes et de tableaux religieux, Ribot affirme dans toutes ses compositions une palette sombre et contrastée qui s'inspire des maîtres du 17e siècle, du Caravage et surtout de l'espagnol Ribera. L'influence du Siècle d'or sur les artistes français de la seconde moitié du 19e siècle est également patente chez Manet ou Léon Bonnat.

Pieter Meulener (1602-1654)
Choc de cavalerie entre Impériaux et Suédois | Collision of cavalry between Imperialists and Swedes
Huile sur toile | Oil on canvas
Peintre anversois, élève de Pieter Snayers, Pieter Meulener est surtout connu pour ses tableaux de bataille. Il sait imaginer des compositions de grand format, tumultueuses, densément peuplées de personnages s'affrontant dans une atmosphère poussiéreuse. Comme souvent, l'action ne peut pas ici être rattachée à un événement historique précis. Mais le contexte historique est celui de la guerre de Trente Ans (1618-1648) et les belligérants les armées suédoise et impériale.

Sebastien Vrancx
1573-1647)
L'Hiver Winter
premier tiers du 17e siècle | first third of the 17th century Huile sur bois | Oil on wood
À gauche, un épisode typiquement brueghélien - la saignée du cochon - fait contraste avec la partie droite, occupée par un canal gelé, où des promeneurs élégants évoluent aux côtés des patineurs et joueurs de hockey sur glace. Vrancx se situe ici à mi-chemin entre les paysages de neige de Brueghel et les scènes de patinage d'Hendrik Avercamp. Ce tableau appartenait probablement à une suite des Quatre saisons ou des Douze mois.

Jan Van Goyen (1596-1656)
Paysage hollandais | Dutch landscape
Vers ca. 1630-1640 Huile sur bois | Oil on wood
Pendant le deuxième quart du 17e siècle, les natures mortes et les paysages hollandais connaissent une phase presque monochrome. C'est le cas ici, où une tonalité brun doré domine le tableau. Selon un procédé caractéristique de Van Goyen, la profondeur de l'espace est suggérée par l'abaissement de la ligne d'horizon
et toute l'attention du peintre se porte sur le rendu atmosphérique

François Swagers
(1756-1836)
Paysage
1783
Huile sur bois | Oil on wood
Peintre hollandais travaillant à Paris de 1791 à 1824, François Swagers a exécuté de nombreux paysages animés comme celui-ci, où il met en scène dans une forêt éclairée par le soleil couchant la rencontre d'un chasseur et d'un noble cavalier. La prépondérance du paysage et les effets atmosphériques donnent vie à ces petits tableaux d'amateurs, de facture classique et presque intemporelle, qui témoignent là encore de la prégnance des schémas de composition du Siècle d'or sur les peintres nordiques des siècles postérieurs.

Louis Aubert
(1720-vers ca. 1798), attribué à | attributed to
Le petit violoniste | The Little Violinist
Huile sur toile | Oil on canvas
Ce tableau est à rapprocher de l'œuvre de Louis Aubert, peintre et premier violon à l'Opéra de Paris. À mi-chemin entre le portrait et la scène de genre, le sujet témoigne de la sensibilité de la seconde moitié du 18e siècle et de la redécouverte de l'enfance tant en littérature avec Rousseau qu'en peinture avec Greuze, Chardin et Lépicié

Henri-Horace-Roland Delaporte
(1725?-1793)
Nature morte aux instruments de musique
| Still life with musical instruments
Huile sur toile | Oil on canvas
Formé dans l'atelier de Jean-Baptiste Oudry, Delaporte est agréé à l'Académie en 1761. Il expose régulièrement au Salon entre 1761 et 1771. Portraitiste, décorateur,
il est surtout peintre de nature morte. Ici l'atmosphère n'est pas méditative comme au 17e siècle; l'artiste cherche d'abord à obtenir une parfaite ressemblance des instruments et la délectation visuelle: aux côtés d'un tambour et de son étui, d'une vielle et d'une flûte traversière, notre tableau est le seul connu figurant une basse de viole de gambe à sept cordes avec une hausse à vis

Jean-Baptiste Jules Trayer
(1824-1909)
Trois femmes cousant | Three Women Sewing
1858
Huile sur bois | Oil on wood
Avec ses tonalités et sa précision descriptive, l'observation de ces trois couturières dans un intérieur, héritée de la peinture hollandaise, laisse deviner l'intérêt de l'artiste pour une peinture sociale, montrant des femmes penchées sur leur ouvrage dans un intérieur modeste. Jean-Baptiste Trayer expose au Salon de Paris, à partir de 1847, des scènes de genre et d'intérieur

Paul-Ponce-Antoine Robert de Sery
(1686-1733)
Garçonnet tenant une poule dans ses bras | Boy holding a chicken in his arms
Huile sur toile | Oil on canvas
Peintre d'Histoire et de genre, très rare dans les collections publiques françaises, Robert de Sery fut l'élève de Jouvenet. Après un long séjour en Italie-Rome, Venise, Parme-, il devint en 1724 le peintre attitré du cardinal de Polignac. Mais à la suite d'une cabale menée par Coustou et de Troy, il ne put jamais s'imposer dans les cercles officiels.
Il est difficile d'interpréter le sujet de ce tableau, simple scène de genre ou image moralisatrice

Jean Dieu de Saint-Jean
(1654-1695)
Marin Marais (1656-1728)
vers ca. 1685-1686
Huile sur toile | Oil on canvas
Il s'agit ici du seul portrait peint sur le vif connu du célèbre musicien de Louis XIV, élève de Lully et de Sainte-Colombe. L'artiste, âgé d'une trentaine d'années, pointe son archet vers une partition sur laquelle on lit "Prélude de Marin Marais" et qui a pu être déchiffrée comme le prélude en ré mineur n° 3 du Premier livre pour deux violes publié par Marin Marais en 1686.
Jean Dieu de Saint-Jean, ami de Marin Marais, est reçu à l'Académie royale en 1671 et reste surtout connu pour son œuvre de graveur

Horace Vernet (1789-1863)
La baronne de Forget |Baronness de Forget
1826
Huile sur toile | Oil on canvas
Filleule de l'impératrice des Français, Joséphine de Lavalette de Beauharnais était la cousine d'Eugène Delacroix avec qui elle entretint une liaison qui dura jusqu'à la mort du peintre.
La dualité du personnage, douceur et passion, trouve un écho pictural efficace dans l'agitation du rideau rouge en fond, comme enflammé, suggérant les émotions intérieures du modèle. Cet élément marque l'influence des grands portraits anglais de la fin du 18e et du début du 19e siècle sur les peintres romantiques français

Pierre Mignard
(1612-1695), attribué à | attributed to
Louis-Auguste de Bourbon,
duc du Maine et d'Aumale (1670-1736) | Louis-Auguste de Bourbon,
Duke of Maine and Aumale (1670-1736)
vers ca. 1675
Huile sur toile | Oil on canvas
Il s'agit ici d'un des fils légitimés de Louis XIV, l'aîné de ceux qu'il eut de la marquise de Montespan. L'enfant est vêtu de la robe d'amazone traditionnellement portée par les petits garçons de moins de sept ans, surmontée d'un corselet. Son costume est datable des années 1670-1675 comme l'indiquent les rubans sur les épaules et la cravate au-dessus du jabot.

Pierre Mignard
(1612-1695), attribué à | attributed to
Henri (1597-1692)
et Antoine (1616-1698) Arnauld
Huile sur toile | Oil on canvas
L'abbé assis est Henri Arnauld (1597-1692), membre d'une famille illustre qui réunit les principales figures du jansénisme au 17° siècle: il est le frère du Grand Arnauld et de la Mère Angélique Arnauld, abbesse de Port-Royal. Le second personnage est Antoine Arnauld (1616-1698), son neveu, lui-même frère de Simon Arnauld de Pomponne, ministre de Louis XIV. Henri et Antoine Arnauld séjournent à Rome entre 1645 et 1648.
Ils y visitent les ateliers de Mignard et de Poussin. Notre tableau est
un des premiers portraits connus d'un peintre qui deviendra un des meilleurs spécialistes français du genre.

Nicolas de Largillière
(1656-1746), atelier de | studio of
Anne-Marie d'Orléans (1669-1718) en Cérès
| Anne-Marie d'Orléans (1669-1718)
as Ceres
vers | ca. 1683
Huile sur toile | Oil on canvas
Anne-Marie d'Orléans, dite Mademoiselle de Valois, fille
de Philippe d'Orléans et d'Henriette d'Angleterre, est âgée de 13 ans en 1683. Elle épouse peu de temps après, le 10 avril 1684, Victor-Amédée II de Savoie. On retrouve ici des arrière-plans, une manière d'inscrire le vêtement dans l'espace, qui sont caractéristiques de l'écriture de Largillière. Cependant la platitude de la matière, certaines faiblesses d'écriture et le format moyen invitent à laisser notre tableau à l'atelier.

Alexis-Simon Belle
(1674-1734), d'après | after
Marie Leszczynska, reine de France (1703-1768) | Marie Leszczynska, Queen of France (1703-1768)
vers ca. 1730
Huile sur toile | Oil on canvas
Comme le portrait du roi Louis XV, celui de la reine a été offert en cadeau en 1735 à l'abbé de Saint-Hubert-en- Ardenne. Il dérive d'un prototype de Belle, où la reine pose avec le Dauphin sur ses genoux et porte, comme ici, le costume du sacre, prototype maintes fois répété par l'atelier du peintre officiel.
C'est en 1725 que Marie Leszczynska, âgée de vingt-deux ans, épouse le jeune roi qui en a quinze.

François-Joseph Kinson
(1771-1839)
Jeune fille effrayée par un orage | Young girl frightened by a storm Salon de 1834 | Salon of 1834
Huile sur toile | Oil on canvas
Après une première carrière de portraitiste de cour assez conventionnelle, Kinson devient, en 1817, peintre du duc d'Angoulême. Il se retire ensuite à Bruges, sa ville natale, mais continue
à exposer régulièrement
au Salon de Paris jusqu'en 1838.
Ce tableau tranche avec la raideur des grands portraits officiels de la cour de Jérôme Bonaparte. Ici, l'intimité avec le modèle - la jeune Adèle, nièce du peintre - est mise au service d'une scène de genre illustrant le sentiment de l'enfance et le caractère changeant de la nature.

Jean-Léon Gérôme (1824-1904)
Amédée Thierry (1797-1873)
1864
Huile sur toile | Oil on canvas
Historien comme son frère aîné Augustin, Amédée Thierry se spécialise dans l'histoire gauloise et celle du Bas-Empire romain. Écarté de l'enseignement à cause de ses idées libérales sous la Restauration, il commence une carrière politique à l'avènement de Louis-Philippe.
Les portraits sont rares dans l'œuvre de Gérôme. Il se rattache par les jeux de noir et de gris, par la stylisation de la figure au style d'Ingres. Le buste, derrière, le sénateur représente son frère aîné, le célèbre Augustin

Jean-Baptiste Paul Lazerges
(1845-1902)
Madame Amédée Thierry
1885
Huile sur toile | Oil on canvas
Madame Amédée Thierry est la fille de Gilbert Breschet, médecin de Louis-Philippe.
Le peintre est un portraitiste à la mode sous le Second Empire, qui porte ici toute son attention au traitement du somptueux bouillonné de la robe.

Louis Leconte de Roujou
(1819-1902)
Vue de Blois | View of Blois
vers 1850 circa 1850 Huile sur toile | Oil on canvas
Connu pour ses vues de Florence, Louis Leconte de Roujoux peint ici sa ville natale, Blois. Dominant le fleuve, le château de Blois et l'église Saint- Nicolas dont la flèche nord est élevée en 1847. À l'arrière, se dessine la silhouette de la cathédrale Saint- Louis. Sur la Loire, le nombre des embarcations témoigne de l'importance encore grande du trafic fluvial au milieu du 19e siècle

Antoinette Cécile Hortense Lescot, dite Haudebourg-Lescot
(1784-1845)
Madame Amédée Thierry
Huile sur toile | Oil on canvas
Élève du peintre Guillon-Lethière qu'elle suit en Italie, Hortense Lescot connaît le succès dès son premier envoi au Salon en 1810. Elle devient peintre de la duchesse de Berry, belle-fille du roi Charles X. Aux côtés de scènes de la vie populaire italienne et de tableaux historicistes, elle excelle dans l'art du portrait. Anne Gabrielle Breschet est la fille du docteur Gilbert Breschet. Ce portrait de jeunesse a sans doute été réalisé peu avant ou peu après son mariage avec l'historien blésois Amédée Thierry en 1820. La sobriété de la toile contraste avec l'éclat du portrait peint en 1885 par Lazerges.

Jean-Jacques Hauer (1751-1829)
Louis-Antoine Ange Chicoilet
de Corbigny, préfet de Loir-et-Cher (1771-1811) | Louis-Antoine Ange Chicoilet de Corbigny,
Prefect of Loir-et-Cher (1771-1811)
1811
Huile sur toile | Oil on canvas
Originaire d'Allemagne, le peintre Jean-Jacques Hauer s'installe jeune en France d'abord à Paris, où il côtoie le milieu révolutionnaire. Il gagne Blois à la fin de sa vie et réalise le portrait de Corbigny, juste avant la mort du préfet de Loir-et-Cher
en 1811.
Par la fenêtre, on aperçoit le pont conçu par Jacques V Gabriel au 18e siècle, reliant les deux rives de Blois.

Raymond Bonheur
(1796-1849)
Autoportrait | Self-portrait
Huile sur toile | Oil on canvas
Professeur de dessin, le peintre Raymond Bonheur forme et encourage ses enfants dans leur carrière artistique: tous exposent régulièrement au Salon. Nés de sa première union, Rosa, Auguste et Juliette deviennent peintres et Isidore sculpteur. Seul Germain, né du second mariage de Raymond Bonheur, ne bénéficie pas de la formation paternelle: il n'a qu'un an à la mort de son père en 1849.

François-Auguste Bonheur
(1824-1884)
Rosa Bonheur, peintre (1822-1899) | Rosa Bonheur, painter (1822-1899) Vers 1848 | Circa 1848
Huile sur toile | Oil on canvas
Ce tableau est une étude pour un portrait exposé au Salon de 1848 et conservé au musée des Beaux-Arts de Bordeaux. François-Auguste Bonheur y représente sa soeur aînée, Marie- Rosalie Bonheur (dite Rosa) âgée d'une vingtaine d'années.
Elevée au sein d'une famille d'artistes, Rosa Bonheur atteint une grande notoriété pour sa peinture animalière et ses scènes rurales. Elle sera une des premières femmes faites chevalier de la Légion d'honneur, décorée par l'impératrice Eugénie elle-même.

Rosa Maria Bonheur (1822-1899)
Deux enfants gardant des moutons |Two Children Guarding Sheep
1851
Huile sur toile | Oil on canvas
Fille du peintre animalier Raymond Bonheur et soeur du sculpteur Isidore Bonheur, Rosa Bonheur est le peintre féminin le plus célèbre du 19e siècle. Ses scènes rurales dans le goût hollandais furent admirées de toute l'Europe et des collectionneurs américains.
Notre tableau, qui n'est pas sans évoquer Le Semeur de Millet présenté au Salon la même année (1851), pourrait être un souvenir du voyage qu'elle fit dans les Pyrénées
un an auparavant.

Jan Fyt (1611-1661)
Chiens et gibiers | Dogs and Game
2e quart du 17e siècle | 2nd quarter of the 17th century Huile sur toile | Oil on canvas
Jan Fyt, élève du peintre animalier anversois Frans Snyders, est un des grands spécialistes flamands dans le genre de la nature morte avec gibier. Dans les années 1640-1650, il décline le thème à l'envi, dans des tableaux associant animaux morts et matériel cynégétique, que ce soit dans un paysage ou dans un intérieur.
En France, au 18e siècle, Oudry et Desportes prolongeront la manière de ces peintres.



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