jeudi 30 juillet 2026

Joaquin Sorolla, maître de la lumière à l'hotel d'Assenat à Toulouse en juillet 2026


Joaquín Sorolla naît à Valence en 1863 et c'est dans cette cité méditerranéenne, écrasée sous un soleil franc qui fait danser les couleurs, qu'il développe une grande sensibilité pour le réel, une passion pour la restitution des effets atmosphériques et les jeux d'ombre et de lumière. Cet amour pour le vivant, les éléments, son regard admiratif pour cette terre d'Espagne et les peuples qui l'habitent, façonnent l'art de Sorolla et deviennent sa marque Les années de formation le conduisent à Madrid, Rome et Paris dont les musées et les expositions apportent chacun leur lot de découvertes depuis le grand peintre baroque Vélazquez jusqu'à son contemporain, le Français Jules Bastien-Lepage, qui est pour lui une révélation. Sorolla admire tout particulièrement ces peintres qui "peignent ce qu'ils observent".
Il fait de cette constatation sa ligne directrice et la met en application avec toute la virtuosité qu'on lui connaît. C'est la mer, son rivage, sa palette que le peintre décline avec prédilection. Cet atelier à ciel ouvert tient une place de premier plan dans sa carrière : il lui permet de mêler à l'envi le récit des durs labeurs marins à l'insouciance des jeux de plage, sans oublier les moments de villégiature familiale. Ces portraits de famille, Sorolla les décline aussi volontiers dans des poses plus solennelles, faisant pendant aux portraits que les élites espagnoles et internationales lui commandent en nombre. Il ne cesse non plus de représenter l'Espagne et peuples : femmes aux vendanges au milieu ses des champs bigarrés, Andalouses fixant de leur regard intense le spectateur... puis ce sont les jardins, espace hybride entre nature et civilisation, qui le séduisent et constituent sa dernière source d'inspiration. es célèbres jardins de Séville, de Grenade ou de Ségovie, puis l'intimité Joaquín de son propre jardin, deviennent sa principale un sol real. una source d'inspiration. Le dernier refuge est ce havre de paix attenant à la maison-atelier qu'il fait construire en 1910 et qui devient, en 1931,le Museo Sorolla.
Fruit d'un partenariat exceptionnel avec le Museo Sorolla, la Fundación Museo Sorolla et le ministère de la Culture espagnol, cette exposition se veut une invitation à pénétrer l'univers si singulier de ce maître incontesté de la lumière. Elle réunit une sélection d'œuvres issues de la collection intime du peintre, celles- là mêmes qu'il choisit de ne jamais vendre et qui constituent ainsi le cœur le plus personnel de son œuvre.


Autoportrait
1 2 décembre 1900 Huile sur toile 
MUSEO SOROLLA.INV.MS 482
Vêtu de sa blouse blanche de travail qu'il portait lors des séances en atelier, Sorolla, ici âgé de 37 ans, se présente en artiste accompli. Il exécute ce tableau en 1900. année de sa consécration à l'Exposition universelle de Paris où il remporte le grand prix de peinture. Sa renommée internationale est dès lors établie et son avenir assuré. On connaît vingt-quatre autoportraits de Sorolla, peints entre 1894 et 1915 (voir aussi le n° 66). Les nombreuses photographies d'archive où il apparaît seul, entouré des siens ou en train de peindre permettent également de pénétrer dans le quotidien du peintre.

Autoportrait au chapeau 1912 Huile sur toile MUSEO SOROLLA, INV MS 1003

Bords de mer
La mer constitue le thème maieur de l'cuvre de Sorolla. Né à Valence, sur les bords de la Méditerranée Sorolla se forme dans cette ville éblouie de soleil et animée d'une activité intense, où cohabitent tradition et modernité. La peinture en plein air, l'attention au réel et la volonté de saisie immédiate de ce qui est vu et vécu constituent lun des premiers apprentissages du peintre et devient l'un des traits caractéristiques de sa peinture. L'ouvre de Joaquin Sorolla ne peut se comprendre sans la mer et la mer de Valence ne peut désormais se comprendre sans Sorolla.
marin, soumis à d'incessants changements sous les effets atmosphériques aux mille reflets colorés, les jeux d'ombre et de lumière, fascinent tout autant le peintre qu'ils le mettent au défi. Les bords de mer sont le décor du halage des barques sur le rivage des hommes et des femmes à l'ouvrage, mais aussi des jeux insouciants de l'enfance. C"est également le lieu de la villégiature familiale : à Saint-Sébastien, Biarritz, ou encore à Za rautz, Sorolla peint avec délectation son épouse Clotilde et ses filles, élégantes posant dans leurs robes blanches resplendissantes avec leurs chapeaux chahutés par le vent de la côte basque.


Les Voiles
Valence iuin-iuillet 1915 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Le labeur des gens de mer est un des thèmes récurrents dans l'œuvre de Sorolla : il montre ici l'effort intense des animaux et des hommes pour haler une barque sur le rivage. En 1915, il offre de ce suiet une vision éclatante, baiqnée de lumière et aux couleurs vives. La robe ocre des bœufs contraste avec le bleu intense de l'eau et se reflète dans les vagues. Gonflées par le vent, les voiles envahissent la moitié supérieure de la composition. Sorolla déploie toute sa virtuosité dans la traduction picturale de leur mouvement et de leur texture presque veloutée.

L'Ombre du bateau Valence.1903 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Sorolla prend pour motif principal l'ombre projetée d'un bateau demeuré hors champ, qui s'étire sur le sable. ll relègue à l'arrière-plan les deux fillettes en blanc et la fine silhouette rouge (sans doute ses filles Maria et Elena, et son épouse Clotilde). Lorsqu'il peint sur la plage de Valence, Sorolla explore les innovations picturales offertes par la couleur, la lumière et les cadrages. Le puissant contraste entre les ombres violettes et la clarté du sable lui permet de structurer sa composition et de renforcer l'effet de perspective dans cette vue de plage, lui conférant un caractère moderne et inédit.

A l'ombre du bateau Valence, 1903-1904 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Jour gris sur la plage à Valence Vers 1904 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Pêcheuses sur la plage à Valence
Novembre-décembre 1907 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Contre-jour. Maria à Biarritz Été 1906 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
En 1906, Sorolla passe l'été en famille à Biarritz, ville balnéaire, cosmopolite et mondaine, qui connait une période faste à la Belle Epoque Sorolla y peint en plein air les portraits de son épouse et de ses filles, élégamment vêtues et chapeautées de blanc, selon la mode de l'époque. Son aînée, Maria s' avance ici sur la Promenade du phare dans une composition audacieuse scandée par l'étendue de la mer écumante en contrebas. Sa présence semble n'être pour Sorolla qu'un prétexte à l'expérimentation des effets de lumière et de contre-jour. La moitie gauche du tableau, traitée dans une touche vibrante, est envahie par l'éblouissement provoqué par le reflet du soleil sur la mer.

Clotilde sous l'auvent Biarritz été 1906 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Clotilde sur la plage Valence, été 1904 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Clotilde et María sur la promenade du phare
Biarritz,été 1906 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Sur la plage, Biarritz Été 1906 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Le Garcon et le petit voilier
Valence. été 1 904 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Sorolla livre une vision optimiste et heureuse des jeux et des baignades en bord de mer, fasciné par cette enfance libre et insouciante. Pendant les étés 1904 et 1905, il peint sur les plages de Valence de nombreuses esquisses (notas) et réalise certaines de ses ouvres les plus significatives dans ce domaine, dont ce tableau. Au sentiment de bonheur qui émane de son sujet répond la joie de peindre de Sorolla. L'artiste capte le naturel et limmédiateté de l'attitude de ce jeune garçon, tourné vers son petit voilier rouge. Maître de la lumière, il transcrit avec intensité l'effet du soleil sur ce corps nu et l'éclat des reflets scintillants sur l'eau.

María. plage de Biarritz
Été 1906 Huile sur carton MUSEO SOROLLA

Plage de Valence Vers 1904 Huile sur panneau MUSEO SOROLLA

Garçon sur le rivage
Valence, été 1904 Huile sur toile MUSEO SOROLLA 

Notas de color
Joaquín Sorolla peint sur le motif, en plein air un processus dont témoignent ses innombrables esquisses : dessins au crayon sur papier, pochades à l'huile sur carton ou bois. Appelées notes de couleurs (notas de color), ces études rapides lui permettent de saisir avec une franchise immédiate la réalité qui s'offre à lui et peuvent jouer un rôle fondamental dans la composition de ses grandes toiles. Il privilégie souvent des cadrages inspirés des procédés photographiques, avec lesquels il s'est familiarisé dans l'atelier de son beau-père, le photographe valencien Antonio Garcia Peris. Révélant le cheminement créatif de Sorolla, ces notes de couleurs dépassent le statut de simples travaux exploratoires pour s'imposer comme de véritables œuvres à part entière. Ainsi, ces instants saisis sur le vif offrent une plongée saisissante dans l'univers visuel de Sorolla, tel un répertoire intime de sensations et de jeux de lumière.


Etude pour
Valence. 1899 Huile sur toile MUSEO SOROLLA.INV.MS 460
Cette peinture pleine de mouvement et de spontanéité était à l'origine une étude pour des figures du Bain ou vent de la mer, une oeuvre détruite dans l'incendie du Jockev Club de Buenos Aires en 1953. Le cadrage serré, la vue plongeante et le naturel de cette scène créent un sentiment de grande intimité. On notera la figure hors champ qui s'apprête à envelopper l'enfant dans un drap blanc s'envolant au vent. Le thème de la sortie du bain est récurrent dans l'art de Sorolla et fut très bien accueilli par le public et la critique de son temps.
Garçons se baignant
Jávea, été 1905 Huile sur panneau FUNDACION MUSEO SOROLLA

Sur le sable, plage de Zarautz Eté 1910 Huile sur toile MUSEO SOROLLA INV.MS 888
La famille Sorolla passe l'été 1910 à Zarautz, station balnéaire mondaine de la côte basaue espagnole. Sur la plage, sa femme Clotilde. et leurs filles Maria et Elena, bien entourées. se livrent à la lecture et à la couture. Malgré les visages rapidement esquissés et les regards dérobés. une présence forte se dégage des modèles. La densité des figures, le point Ce vue plongeant qui supprime l'horizon et le cadrage resserré qui tronque certains éléments favorisent limpression d'immersion dans la scene, clairs emprunts aux procédés de la photographie. Tout au long de sa vie, Sorolla s'est nourri de cette technique dans sa quête artistique de restitution du réel.


Mère Valence-Madrid,vers 1895-1901 Huile sur toile MUSEO SOROLA
Ce chef-d'oeuvre de Soralla célèbre la naissance de sa fille cadette Elena en 1895. Les visages de son épouse et de la nouveau-née émergent d'une cotonneuse symphonie de blancs et de gris qui témoigne de sa maîtrise des couleurs jusque dans les aplats monochromes. La charge émotionnelle de cette oeuvre, unique, dépasse celle des innombrables portraits de sa femme Clotilde et de leurs enfants modèles toujours disponibles et dévoués, qui ont constitué première source d'inspiration du peintre.

Portraits
Les portraits sont le deuxième grand thème de la peinture de Sorolla. Très sollicité par les élites espagnoles et étrangères - il réalise les portraits du couple royal espagnol et celui du président des Etats-Unis, William Howard Taft -, il éprouve cependant de son propre aveu, un certain dédain pour le genre. Le procédé est d'ailleurs très différent de sa pratique en plein air car il comporte une pose statiaue et un travail réalisé principalement en atelier. Sur le plan économique, ce succès lui permet de tisser de larges réseaux et d'alimenter un important carnet de commandes, générant des revenus plus que confortables.
Son approche est en revanche très différente dans les nombreu portraits au'il peint de sa femme Clotilde et de leurs trois enfants, Maria, Joaquin et Elena, d'où ressort une forme de spontanéité traduisant l'affection profonde du peintre pour ses modèles. Il en va de même lorsaue Sorolla parcourt l'Espagne et croque ses nombreux habitants : il retrouve alors cette veine privilégiée pour les scènes d'exterieur habitées de ce peuple méditerranéen saisi dans toute sa singularité.


Joaguin Sorolla Garcia aSs1S
Madrid.vers 1917 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Ce tableau exécuté vers 1917. est le dernier portrait que Sorolla peignit de son fils, Joaquin Sorolla Garcia alors âgé de 25 ans. C'est un bel et élégant ieune homme à l'air composé et vêtu à la dernière mode avec son trench-coat et ses gants de cuir. Après ses études en Angleterre, il revient apporter son soutien à sa mère à la mort de son père et l'aide dans la création du Museo Sorolla. Il en devient le premier directeur à son ouverture, en 1932. Cette œuvre révèle les talents de Sorolla dans le genre du portrait et ses affinités avec ses contemporains tels que James Whistler, John Singer Sargent et Anders Zorn.

Clotilde au chapeau
Madrid, 1910 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Danseuse de flamenco Madrid, 1914 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Par quelques coups de pinceau libres et énergiques, Sorolla traduit le mouvement et la tension du corps de cette danseuse, emporté par le rythme intense du flamenco. À l'arrière- plan, figures et éléments sont également esquissés de quelques traits. Cette œuvre est une étude préparatoire monumentale à Femmes dansant le flamenco au Café Novedades à Séville (Fundacion Banco Santander). Sorolla fait poser dans son atelier des gitans madrilènes et réalise quelques croquis au Café Campana de Séville. Il parvient ainsi à restituer tout le pittoresque de l'Andalousie, recherché par le commanditaire du tableau, Thomas Ryan, un magnat et collectionneur américain.

Portrait de Catalina Bárcena Madrid, 1919-1920 Huile sur toile FUNDACIÓN MUSEO SOROLLA

Portrait de Raquel Meller
Madrid. 1918 Huile sur toile FUNDACION MUSEO SOROLLA
Portraitiste de talent, Sorolla recoit de nom- breuses commandes de la société madrilène. puis d'une clientèle devenue internationale grâce à sa notoriété croissante. Raquel Meller est une chanteuse et actrice espagnole très célèbre en Son temps, en Europe comme aux Etats-Unis. Le peintre se montre à nouveau virtuose dans le rendu de la douce clarté qui enveloppe son modèle et la subtilité des tons de sa robe et de sa carnation. Ce portrait fut commandé à Sorolla par son fils, Joaquin, qui en était tombé très amoureux. ll eut cependant le coeur brisé lorsqu'elle le quitta en 1919, après une romance tumultueuse.

Jardins
Les jardins apparaissent dans l'œuvre de Sorolla à partir de son séjour au palais de La Grania de San Ildefonso en 1907. Dès lors, le thème s'affirme en tant que genre pictural à part entière dans son œuvre. Espaces composites, semi-urbains, les jardins de La Granja sont, à l'instar des scènes de bords de mer. le lieu de l'enfance insouciante. des ieux et de la promenade. Par la suite, la découverte des grands jardins monumentaux. l'Alcazar à Séville ou l'Alhambra à Grenade, lui font progressivement abandonner toute figure. Le paysage se fait seul motif de la composition, havre de paix et géométrie silencieuse, la lumière franche et intense du soleil andalou écrasant parfois toute velléité de perspective.
A partir de 1910 et la construction de sa maison-atelier à Madrid, c'est son propre iardin qui devient l'un de ses suiets de predilection. Il se prête alors à de multiples  "prises de vue ", perspectives ombragées ou cadrages resserrés sur les rosiers en fleurs débordant de leur coupe. Atelier à ciel ouvert. lieu des réunions familiales par excellence ou encore retraite, les iardins de la Casa Sorolla inspirent les dernières années du peintre et nous offrent une véritable collection d'odes à la nature et à sa beauté calme, aux innombrables reflets du soleil cherchant à percer les vastes frondaisons.


Maria dans le jardin de La Granja
La Granja de San Il defonso, été 1907 Huile sur toile MUSEO SOROLLA 
Cette scène est baignée d'une fraîcheur et d'une lumière délicate qui filtre à travers les feuillages et se reflète dans le grand bassin. L'oeuvre rassemble ainsi les éléments qui passionnent Sorolla dans les études de jardins qu'il développe a partir de 1907 et son séjour au palais royal de La Granja ( Ségovie). Devant peindre le portrait du jeune roi Alphonse XI, il y est rejoint par sa famille dont sa fille Maria. De santé fragile. elle avait contracté la tuberculose l'année précédente, mais c'est une adolescente élégante et sereine qui se présente à nous. Elle est accompagnée de la petite Susan, fille du critique britannique Williams qui passa l'été avec les Sorolla.

Reflets dans une fontaine. Alcazar Séville. février 1908 Huile sur toile FUNDACION MUSEO SOROLLA
Sollicité pour peindre les portraits du couple royal espagnol, Sorolla se rend à leur résidence de l'Alcazar à Séville en 1908. Il est alors fasciné par ce décor d'architectures et de jardins, mêlant les influences arabes et l'épisode de la Renaissance, quand Charles Quint en fit son palais. Sorolla représente à plusieurs reprises le Bassin de Mercure. Dans cette composition surprenante, le monument bordant la pièce d'eau est totalement supprimé et n'apparaît que par le truchement de son reflet qui entoure la fontaine. On retrouve ainsi le goût de Sorolla pour ces jeux d'eau et de reflets lumineux qu'il avait autrefois explorés dans les scènes de bords de mer.

Galerie des Grotesques, Alcázar
Séville, février 1908 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Belvédère de Lindaraja, Alhambra
Grenade. février 1910 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
L'Alhambra est un ensemble fortifié de palais et de jardins, construit à partir du 9e siècle, et qui domine Grenade. Sorolla s'v rendit à trois reprises, séduit par cet espace hybride entre nature et architecture. offrant une succession de cours, de patios et d'flots verdoyants. Lors de ses séjours, il représente les lieux jouant avec les différents points de vue et perspectives. Cette vue du Belvédère de Lindaraja est solidement composée, encadrée par deux cyprès et fermée à l'arrière-plan par un mur qui occulte l'horizon. La lumière, moins intense dans cette œuvre, résulte peut-être d'une journée nuageuse en ce mois de février 1910.

Patio du bassin, Alhambra Grenade,8 février 1917 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Le Thé dans le jardin de Sorolla
la Casa Madrid,1918 Huile sur toile FUNDACIÓN MUSEO SOROLLA

Fontaine et rosier de la Casa Sorolla Madrid, printemps 1918 ou 1919 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Les quatre iardins concus par Sorolla autour de sa maison à Madrid coniuauent les idéaux esthétiaues de la Renaissance italienne et les influences andalouses. L'artiste crée ainsi une oasis au cour de la capitale. un havre de paix auauel il consacre les dernières années de sa vie. Sérénité et équilibre émanent de cette vue du premier jardin, centrée sur la fontaine et le rosier luxuriant. L'espace est envahi par une véqétation abondante mais reste structuré par le tracé de chemins et la lumière filtrant au travers des feuillages. Sorolla nous offre une expérience multisensorielle nourrie du parfum des fleurs et du clapotis de l'eau. L'amour de la couleur guide le jardinier autant que le peintre.

Premier jardin de la Casa Sorolla Madrid. 1918-1919 Huile sur toile MUSEO SOROLLA



Détail du jardin de la Casa Sorolla Madrid, 1918-1919 Huile sur toile MUSEO SOROLLA


Peindre l' Espagne
Sorolla est avant tout un peintre voyageur qui ne se lasse pas de parcourir cette terre d'Espagne qu'il aime profondément. ll pérégrine ainsi depuis la réaion de son enfance, autour de Valence, jusqu'au cœur de la péninsule ibérique (Castille, Pays basque, Andalousie) allant croquer tous ces paysages dans leur diversité : côtiers, ruraux, parfois urbains. La dignité et la beauté des peuples d'Espagne, pour une grande partie encore préservés des innovations de la modernité. sont immortalisées sur la toile comme autant d'instants figés. Sorolla élabore ainsi une véritable iconographie de l'Espagne traditionnelle, saisie dans la beauté de ses paysages naturels qui serviront de matière principale à la dernière grande commande de sa carrière : un cycle de quatorze toiles monumentales pour la Hispanic Society of America de New York, passée par le magnat Archer Milton Huntington.

Garçon d'El Cabañal
1915-1916 Huile sur toile MUSEO SOROLLA

Deux Sévillanes
Séville, avril-mai 1914 Huile sur toile
MUSEO SOROLLA

Andalouse
Séville, avril-mai 1914 Huile sur toile FUNDACIÓN MUSEO SOROLLA

Vendanges
Jerez de la Frontera. octobre 1914 Huile sur toile MUSEO SOROLLA
Cette œuvre fait partie d'une série d'études sur les travaux de la vigne et les vendanges, que Sorolla réalise près de Cadix. Elle prépare l'arrière-plan d'Andalousie. Le Lâcher de taureaux, un des quatorze panneaux de Vision d'Espagne. Ce cycle décoratif pour la bibliothèque de la Hispanic Society de New York est com- mandé à Sorolla par le philanthrope américain Archer Milton Huntington en 1911. Afin de capter l'essence de son pays et d'être en contact direct avec ses paysages et ses habitants, Sorolla parcourt la péninsule ibérique pendant neuf ans, peignant sur le motif. Cette commande, la plus importante de sa carrière, lui coûta un effort intense et constitua pour lui un immense défi. Il ne la vit jamais installée à New York, où elle fut inaugurée trois ans après sa mort.

Vendanges
Jerez de la Frontera, octobre 1914 Huile sur toile MUSEO SOROLLA


On profite de notre passage à l'Hotel d'Assenat pour aller voir la magnifique collection Bemberg et capturer l'image de quelques chefs d'oeuvre

CLAUDE MONET (1840-1926)
Portrait de Jean Monet en bonnet à pompon 1869 Huile sur toile 

CLAUDE MONET 1840-1926)
Printemps
1880
Huile sur toile 
De ce tableau se dégage le sentiment d'un printemps qui s'épanouit après l'hiver. On reconnaît à gauche la Seine près de Vétheuil (Val d'Oise). Monet s'y installe de 1878 à 1883, alors qu'il traverse une période de difficultés financières et de découra- gement. Néanmoins, les expositions et le soutien du marchand Paul Durand-Ruel l'aident à trouver un souffle nouveau et une certaine libert vis-à-vis du mouvement impressionniste.
A Vétheuil, les paysages offrent à Monet de nouveaux motifs qui lui permettent de traduire la nature en mouvement. Le tourbillon des nuages et le scintil- lement des jeunes feuilles dans le vent, traduits ici par sa touche rapide et légère, célèbrent cette saison du renouveau qu'est le printemps.
Prêt du Musée des Beaux-Arts de Lyon

MARY CASSATT (1844-1926)
Portrait de jeune femme au chapeau blanc
1879
Huile sur toile
Réalisé en 1879. année de l'entrée de Mary Cassatt dans le groupe des impressionnistes, ce portrait témoigne de l'admiration de l'artiste pour Édouard Manet. La peintre américaine se spécialisa dans l'art du portrait et des scènes familiales, conférant à ses modèles spontanéité et présence.

PAUL GAUGUIN (14f-1903) Portrait de petit garçon 1888 Huile sur toile

KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Le caoutchouc rouge 1904 Huile sur carton 

PRIX VICTOR-HUGO DES JEUNES POÈTES FRANCOPHONES 2026
Le Prix Victor-Hugo des jeunes poètes francophones est le fruit du partenariat entre les deux résidents de l'Hôtel d'Assézat, l'Académie des Jeux floraux et la Collection Bemberg.
Créé en 2024, ce prix de poésie ouvert à tout candidat francophone âgé de 15 à 18 ans est décerné chaque année à l'occasion de la traditionnelle Fête des Fleurs, au Capitole à Toulouse. Les poètes en herbe doivent s'inspirer dune ouvre de la Collection Bemberg sélectionnée par l'Académie et composer 14 vers, ou 14 lignes.
Georges Bemberg aurait été sensible à ce prix qui allie poésie et peinture. Passionné d'art, il consacra aussi sa vie à l'exercice littéraire et poétique.
Le Prix Victor-Hugo 2026 a été octroyé à François Langendorff, pour son poème Figure du Temps, inspiré du tableau Le Caoutchouc rouge de Kees van Dongen.

Figure du Temps
Arc bouté ainsi qu'une ancienne cathédrale, 
Le gymnaste s'exerce, aussi léger que l'air, 
Toujours fidèle à sa discipline de fer 
Qui sculpte nuit et jour sa grâce théâtrale
Sorte de caoutchouc, son ombre magistrale 
Semble fondre au Soleil, offrant à son corps clair 
Toutes les inflexions que peut prendre la mer 
Lorsque soufflent au loin d'imprécises rafales.
Mais comme l'eau gèle quand survient l'Aquilon, 
Le corps soudain se glace, et dans un sanglot long 
S'annonce alors le Temps, portant la vieille image
Enfouie au fond d'un tiroir du lointain passe, 
Qui rend aux yeux en pleurs son prestige effacé. 
Ah ! qu'il était plaisant ce gracieux jeune age..
François Langend

ALBERT MARQUET (1875-1947)
Le théâtre en plein air
1942 Huile sur toile 

RAOUL DUFY (1877-1953)
Régates à Deauville Vers 1946 Huile sur bois

PIERRE BONNARD (1867-1947)
Femme au tub 1903 Huile sur toile

ARISTIDE MAILLOL (1861-1944)
Eve à la pomme
Moulage 1899, fonte 1943 Bronze

ROGER DE LA FRESNAYE (1885-1925)
Grand nu, les mains jointes Vers 1910-1911 Bronze





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