La découverte d'une autre partie du parc











Bernar Venet
Ses premières deuvres annonçaient les prémices de l'art conceptuel Bernat Venet crée depuis plus de 60 ans en marge des courants dominants, marquant ceuvre après euvre, un perímetre singulier et sans égal. L'artiste, qui s'est imposé à New York avant d'être connu à Paris, trace un chemin de création exemplaire, à la recherche de la pièce qui saura neutraliser son inextinguible insatisfaction. A partir du milieu des années 1970, il présente, notamment, une série de sculptures appelées Lignes indéterminées (1979), puis des sculpturesten forme d'ares en acier corten, qui seront déclinées verticalement horizontalement disposées avec géométrie ou en désordre, Surfaces indéterminées, ou Gribs, lignes tracées d'un geste vit avant d'être réalisées en acier. Ces propositions sont les plus connues, elles ont marqué durablement l'espace public en France et dans le monde. Cependant, Bernar Venet ne souhaite aucun autre qualificatif que celui d'artiste, tant celui de sculpteur semble réducteur au regard de celui qui s'exprime tant par le dessin, la peinture, la sculpture que par la poésie, la photographie, la performance ou encore la musique.

Wang Keping Le Printemps au Jardin
C'est en 1970 que sa fascination pour le travail du bois s'affirme, comme en réponse à la politique d'industrialisation chinoise de l'époque, qui déboiselle paysage de l'Empire du Milieu. En arrivant en France dans le milieu des années 1980, Wang Keping délaisse les thèmes politiques pour s'aventurer dans la figuration du corps féminin, de couples enlacés, plus rarement d'oiseaux Quelle que soit la taille de ses pieces, une force vitale se dégage de chaque sculpture et son trait schématise les courbes à l'extrême. Il épargne son materiau se contente d'accompagner la courbe naturelle du bois, en suivant les noeuds, les défauts, en les ponçant ou les ciselant délicatement, avant d'en brûler la surface pour la couvrir d'une patine lisse, brillante et sombre. La plupart des essences qu'll emploie proviennent de régions proches, comme le chêne. Pérable, le frêne ou le févier mais sous le ciseau de Wang Keping, ses sculptures prennent alors une résonance lointaine comme un écho de-plusieurs siècles, souvent empreintes de détails évocateurs de la tradition chinoise, comme une quête pour retrouver les origines de l'art primitif chinois.
Son matériau de prédilection est le bois, noirci, calciné au chalumeau, mais il travaille également le bronze à partir de ses sculptures en bois et le recouvre d'une somptueuse patine, à l'image de son œuvre, Le Printemps au Jardin. Alliage de cuivre et d'étain, parfois additionné d'un peu de plomb, argent ou zinc, le bronze fait partie intégrante de la civilisation chinoise et de l'héritage culturel de Wang Keping.

PEINDRE AVEC LA GRAVITÉ
Cabriolant dans l'herbe (2025] a été créé par Fabienne Verdier spécialement pour l'exposition. Elle y emploie la technique qu'elle a mise au point du « Walking Painting >>. Ainsi marche-t-elle sur la toile en tenant au-dessus de ses épaules une douille remplie de peinture. La ligne et ses exubérances naissent de l'action combinée de son déplacement et de la gravité. On songe au dripping inventé par Max Ernst (1891-1976) et perfectionné par Jackson Pollock (1912-1956) à partir de la fin des années 1940, ce jeté de peinture directement depuis le pot, le tube ou le bout d'un bâton. Fabienne Verdier nous semble aller plus loin dans sa manière de solliciter la puissance éner- gétique de la matière picturale. Elle l'engage dans le processus en la faisant peser. Ce n'est plus seulement un geste expressionniste qui fait œuvre, relié à l'inconscient, mais également l'action d'un corps mêlé à un autre corps, une danse associant deux personnes. Pour cette œuvre, au lieu des dix litres habituels, Fabienne Verdier a porté à trente la contenance de la douille. Elle s'est entraînée à composer avec cette force considérable. Le don de soi, la vulnérabilité assumée à la limite de l'écrasement aspirent à libérer la force de Joie primordiale en tout ce qui vit.


Portrait de la princesse Henri-Amédée de Broglie tenant un éventail.
Le Domaine régional de Chaumont-sur-Loire, par l'intermédiaire du FRECC a acquis en novembre 2017, chez un collectionneur privé, une œuvre d'un intérêt patrimonial majeur pour ses collections.
Il s'agit d'un portrait de la princesse Henri-Amédée de Broglie (1857-1943) tenant un éventail, âgée de 24 ans, peint par Charles Émile Auguste Durand dit Carolus-Duran (1837-1917).
Matériau: huile sur toile
Datation: 1881
Dimensions: H = 133 cm; 1= 90 cm (sans le cadre)
Numéro d'inventaire : CHT 2017000015
Acquisition: 2017


Comte Robert de Montesquiou-Fezensac (1855-1921),

Princess Brinda of Jubbal (1892-1962),

Marcel Proust (1871-1922)























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